Dernières heures au Sénégal…Saint-Louis 
Une presqu’île de pêcheurs et de puanteurs…Déjà l’approche de la ville est terrible, avec des amas de déchets partout. Heureusement l’intérieur est propre, sauf le quartier des pêcheurs où là c’est le nez qui coince…Les pirogues sont impressionnantes, et très colorées et autour ça grouille de monde et les enfants fourmillent partout. Notre guide nous a expliqué qu’ici les gens sont très liés les uns aux autres, les foyers sont polygames et les enfants sont à tous, tout le monde s’occupent des siens et des autres.
Pour les pirogues il parait que les pêcheurs partent parfois pour des campagnes de pêche de 3 mois c’est pour cela qu’elles sont énormes
On a fait le tour de la ville en calèche et comme ça on a pu voir une ville qui permet de plonger dans l’histoire, dans l’empire colonial. Les maisons sont très marquées avec des balcons et des enfilades, même si elles sont très abîmées. Sous les crépis qui dégringolent on a pu voir les briques avec lesquelles elles ont été construites et il parait qu’elles viennent toutes de Toulouse, c’est franchement à savoir ! Saint-Louis est une ancienne capitale qui a de beaux restes et où l’imprévisible arrive n’importe quand et n’importe où. Par exemple notre carriole à lâcher au niveau du pivot de direction…et bien pas de souci, on passe dans la rue d’à côté et là il y a un ferronnier qui directe nous improvise une réparation sur la rue, avec son poste à souder.. .pas besoin de RDV et en 5mn c’était fait…les rois de la débrouille et de l’impro les sénégalais !
Les profs nous ont trouvé un superbe hôtel, après celui de la veille pas très top. Il donnait sur la plage, dommage que le plastique il y en avait sous chaque pas et partout où on regardait…et pourtant malgré ça la plage était belle. On a fait un rugby, après avoir déblayé de quoi se faire un terrain. Au fond sur la plage, il y a un gros poisson en grillage avec un écriteau qui dit « Gluk aime les déchets », sûrement mais il n’y en a pas beaucoup dans son ventre, le plus gros reste sur la plage. Il faudrait que le gouvernement développe des usines de recyclage parce que là c’est trop, vraiment !
Demain on rentre à Dakar, c’est presque la fin et on veut encore en profiter. Les profs ont promis une dernière ballade à Dakar pour ceux qui voudront, les autres se reposeront à l’hôtel si ils préfèrent. Le dernier soir il est prévu de manger avec un des tuteurs des MEI pour clôturer notre mission au Sénégal.
Ça va faire drôle de rentrer !
Benjamin, Eloïse, Priscillien, Mattéo, Thomas J










[ lire entrée ] ( sb_view_counter_plural_pre5 lectures )
L'heure de la cérémonie 
Pour la cérémonie de livraison du chantier, les villageois avaient placé des chaises face à face sous une toile. D'un côté les femmes, de l'autre les Hommes et bien sûr la place du chef du village, un vieux monsieur avec une allure de chef, imposant qui a fait son discours en wolof. Heureusement que le président des parents a traduit. 
Franchement cette cérémonie, c'était sympa. « Perso , dit Julien, je me suis rendu compte au cours des discours de remerciements que ce que l'on a fait ça avait vraiment rendu les gens heureux. Que tout marche ça fait plaisir, c'est gratifiant, mais surtout c'est important parce que les gens attendaient ça depuis longtemps ici. On l'a vu quand les instituteurs sont rentrés la première fois dans leur salle éclairée, ils avaient beaucoup de retenu mais leur sourire et leurs yeux étaient lumineux. Ils ne se lassaient pas de regarder partout. Il y a un instituteur, Galadio, qui a dit que « maintenant quand il y aura beaucoup de vent, il pourra faire rentrer les enfants dans la classe, fermer les volets, et il ne fera plus sombre ».
La cérémonie était très émotionnelle, j'ai vu des femmes qui pleuraient quand le chef du village nous remerciait et quand il a dit que nous étions de bons élèves et de bonnes personnes et qu'il voulait notre réussite ». « Il a dit qu'il n'arrivait pas à trouver les mots pour nous remercier comme il voudrait », ajoute Priscillien.
« La remise des diplômes à chacun d'entre nous nous a surpris. Moi quand Abdoulai m'a remis le mien il m'a dit à l'oreille « comédien » et ça m'a touché et fait rire à la fois, parce qu'en fait chaque fois que j'étais avec lui, je faisais des blagues qui le faisaient rire. »
Et puis il a eu les femmes qui ont dansé, c'était sympa.
Cette cérémonie nous a fait chaud au cœur et ça nous a encore plus fait plaisir d'avoir fait ce que l'on a fait.
Mission accomplie.
« On est triste de devoir dire au revoir aux instituteurs car avec certains on avait noué des liens » conclue Julien.







[ lire entrée ] ( sb_view_counter_plural_pre37 lectures )
Ca y est c'est fini ! 
A Dakar, tout ce qui devait être réparé a été réparé. On a appris beaucoup sur un tas d'appareils médicaux.Plus aucune couveuse ne nous résiste, ni incubateur, ni autoclave, ni bistouri au laser, ni rampe chauffante, ni générateur d'oxygène, ni stérilisateurs, ni lampe à fente, ni radiateur pour chauffer le bébés, ni stérilisateurs pour ustensiles de chirurgie, ni défébrilateurs, ni cardiogrammes, , ni appareils de maintien de vie mobiles, ni lits électriques…..
On a fait une dernière photo avec nos tuteurs, on a quitté nos blouses de « médecins » et on a pris nos taxis, contents du travail bien fait et d'avoir testé et géré la lenteur sénégalaise, d'avoir partagé une complicité professionnelle avec des techniciens de maintenance hospitalière hyper forts.

A Soussoung, plus que la classe maternelle à relier , tranchée de 80 mètres à creuser. Quand on sait que c'est pour plus de 50 enfants qu'on le fait, le soleil n'a plus de prise sur nous. Tous ces enfants dans une salle d'environ 35m2 c'est just ! Remarque les autres salles de classe de l'école sont aussi bien remplies. Il y a un instituteur qui a 102 élèves et un autre plus de 60...ils sont 4 par bureau et la salle est tellement remplie de bureaux que l'on ne circule plus dedans dès que l'on est assis...faut le faire !

Au départ Hugues a dit « on laisse tomber la maternelle, elle et trop loin et elle est en dehors de l'enclos de l'école ». Et puis comme il nous reste du câble, et 2 luminaires et que l'on a fini les autres bâtiments, il a finalement dit « on y va ». Tous les instituteurs étaient drôlement contents et soulagés. Les luminaires nous restent de Soussoum Peulh car là-bas il se trouve que les japonais qui ont construit l'école avaient installé des prises et des néons mais n'avaient pas mis l'électricité. C'était il y a 10 ans je crois. Nous, on a retiré des câbles et remplacé les prises mais on a aussi pu récupérer des luminaires après un bon coup de nettoyage.On se rappelle quand Jordan a ouvert la première lampe : « C'est quoi ça, il y a des pinces oreilles vivants là dedans , ou ils sont morts?! » « Bin non, ils sont vivants »s'est amusé Julien. Et quand Julien a dû déchirer les feuilles avec les lettres et les chiffres dessinées, accrochées au ras du tableau, l'instituteur qui était là lui a demandé : « Tu t'appelles comment ? » « Julien, et bien Julien je vais dire aux enfants que c'est Julien qui a enlevé les dessins ». Il y a comme ça pleins de petits moments sensibles qui nous entourent.

Les MEI arrivent. Ils sont venus en charrette depuis N'Diaganiao. Ca leur a autant plu qu'à nous lorsqu'on partait pour Soussoum Peulh. « Sur la route, confirme Corentin, on a vu des paysages qui changent de la France, mais en même temps il n'y a pas grand chose : du sable et des arbres dispersés, et certains sont énormes, des baobabs. Les fruits des baobabs sont appelés les pains de singes. On en a ouvert un avec un caillou. Y en a qui ont goûté mais pas moi » raconte Corentin.
Certains MEI se mettent à la tranchée, mais comme ils n'ont pas l'habitude ils prennent vite des ampoules et se scotchent les mains pour aller jusqu'au bout. Ils découvrent notre environnement qui n'a rien à voir avec Dakar.
Ce qui étonne Mathias  en arrivant à Soussoung: « Le nombre de gamins qu'il y a ici ! On ne voit presque pas d'adultes ! ». « Et les filles et les garçons ne sont pas ensemble »remarque Thomas P. « Et le nombre de moustiques aussi. J'en ai la preuve, j'ai des piqûres partout . Les premiers je les ai pris à N'Diaganiao et tout le reste c'est en arrivant ici.» veut préciser Eloise.
« Ici, on a une impression de désert, le vide est partout autour. Et puis ils ont juste 2 épiceries minuscules pour tout le village. Pas d'autres commerces, rien que ça. Et on a vu que les gens étaient pauvres parce que quand on a acheté des choses à l'alimentation, ils nous demandaient de leur en acheter, alors on leur a acheté des chips, du Sprite et des gâteaux. Et tout est serré dans le village, pas de véhicules non plus, enfin si que des charrettes avec des ânes et des chevaux. Et les maisons ressemblent plus à des petites cabanes avec leur toit en paille ou en tôle.
« A midi quand on a eu mangé j'ai vu que nos plats étaient par terre avec pleins d'enfants autour qui mangeaient nos. Il paraît que c'était comme ça tous les jours avec les restes de ceux qui ont bossé là, même les vieux du village se servaient dans les restes. Je me suis dit en moi même que l'on était vraiment des privilégiés. »(Pierre)















[ lire entrée ] ( sb_view_counter_plural_pre15 lectures )
Petites anecdotes du jour 
On nous a confondus avec des médecins, à cause de nos blouses. On n’était pas des Bac pro MEI, mais des Bac pro médecine. Des patients nous ont arrêtés, ils nous ont posé des questions qu’on y comprenait rien parce qu’il y avait plein de termes médicaux, et en fait ils attendaient notre diagnostic, mais nous à part les diagnostic de panne de machine on n’y connait rien en panne du corps humain. Notre tuteur qui nous a vu pris à partie par les patients nous a demandé de ne pas parler aux malades. On n’a pas recommençé.

On s’est fait attaquer par les moustiques. Il y en avait carrément un nuage au bloc opératoire et dans la salle de réveil. C’est chaud !!On est quand même dans un grand hôpital, réputé, mais il ne fait pas vraiment propre, les chambres sont sombres et très poussiéreuses, on a dû décrasser des lits avant de les réparer. Sauf la maternité qui est nickel.








[ lire entrée ] ( sb_view_counter_plural_pre13 lectures )
Regards sur la vie d’une capitale africaine 
Pour Thomas J, « Dakar c’est joli, enfin non c’est très pauvre. Je n’imaginais pas cette ville comme ça ; Je croyais que j’allais trouver là les choses comme au Portugal. Je ne pensais pas qu’une ville comme Dakar pouvait être aussi pauvre-Le Paris-Dakar quand même ! Et bin si ! » confirme Thomas J.
Pour Mathias, « D’huizon fait plus ville qu’ici, il y a des trottoirs. Ici il y a un bout de trottoir tous les 10 mètres et du sable partout qui déborde sur la rue ».
« Ce qui m’a étonné, continue Ulysse, c’est le nombre de personnes qu’il y a dehors et le soir c’est encore plus que dans la journée. C’est une ville à 2 vies». « Et les gens chantent, on en a croisé plein qui chantait, même à la plage il y avait ce vieux, qui chantait, stone le vieux. » se rappelle Mathias.
Il enchaîne « Dans les rues ils vendent de tout, des babioles, personne n’achète ça. Sur la plage il y en avait un qui vendait des masques de chantier avec des gants !!! ». « Et dans les rues on se croirait dans une brocante avec leur table bricolé avec tout et rien dessus, sans prix, C’est chelou aussi leur baraque de marchands qui ont toutes un air de déglingué, faites avec de la récup de planche et de bouts de tissu déchirés et sales. Ca fait comme des installations à l’arrache, mais les gens n’ont pas les moyens de faire mieux, il y a une hygiène déplorable qui ne donne pas envie d’acheter. Le seul truc que l’on achète c’est l’eau qu’ils vendent sous forme de petites poches. Ces choses là, comme ça, à Romorantin c’est carrément impossible. Je peux vous dire que nos braderies à côté c’est du top luxe ». « Les trois quart ce sont des femmes qui sont assises derrière les étalages, par contre il n’y en a pas des masses au volant des voitures, il n’y a pratiquement que des hommes.

Et puis aussi j’ai remarqué que personne ne fume dans les rues, et quand je dis personne c’est personne- Allez si, peut être un policier qui gardait l’entrée de la banque devant laquelle Monsieur Mekki s’est arrêté pour retirer de l’argent. D’ailleurs on a dû en faire au moins 6 de banques pour arriver à trouver nos sous, et encore on n’a pas tout et donc faudra que monsieur Mekki retourne à la chasse aux banques demain. C’est tout comme ça au Sénégal, des fois ça marche, des fois ça marche pas, faut pas chercher à comprendre, c’est pas la peine de râler, ça ne fait rien avancer, personne n’ira plus vite .Personne ne râle au Sénégal, même quand tu as failli te faire écraser. D’ailleurs en parlant d’écraser on a notre taxi qui a pilé pile devant une biquette, que j’ai cru avec Ulysse et Corentin que la bête était passée dessous la voiture. Mais non, il a redémarré tranquille et personne autour n’a rien dit. Finalement les sénégalais sont trop cool, parce que rien n’est un problème pour eux. C’est comme avec notre tuteur, comme il n’est jamais pressé on est obligé de faire comme lui, mais c’est pas facile de faire tout en lenteur, de se fondre dans la masse. Eux ils sont trop forts, plus lent et plus décontracté, ça n’existe pas. Le premier jour surtout, maintenant c’est mieux, on arrive à suivre son rythme, et pourtant c’est un type qui bosse beaucoup, il est à la fois à l’hôpital et aussi à l’université où il donne des cours. Aujourd’hui il a les yeux cernés et il est encore plus lent quand il marche que d’habitude »raconte Eloise. Notre tuteur à nous il bosse aussi comme un fou, ajoute de concert Ulysse et Thomas J, il est sur 3 hôpitaux à la fois tellement d’être technicien de maintenance s’est demandé. Il se fait un gros salaire.

Pour en revenir à Dakar, ce qui me choque, dit Mathias, ce sont les déchets plastiques qu’il y a partout par terre. A l’hôpital j’ai vu un agent retiré ses gants et les jeter par terre même si la poubelle était à côté.

Il y a des rues où en passant on a vu des enfilades de voitures sur essieu ou à moitié en pièces détachées, couvertes de poussière de sable, ou en mode station de lavage avec seaux d’eau . Des carcasses comme à la casse et au bout une marchande de fruits et légumes ouvertes au gaz des pots d’échappement : montagne de bananes, de pastèques, de mangues, d’oranges. C’est juste que t’y crois pas !

Dans les rues il y a des gens qui au lieu de promener leur chien en laisse promènent leur chèvre, et en rentrant du boulot j’ai même vu des vaches en pleine rue, comme ça, tranquille !

Et puis tu croises aussi des bus qui sont blindés de monde, les gens s’accrochent même à l’arrière sur l’échelle, et y en a un qui en marche a grimpé sur le toit du bus, à l’aise. Tu as des bus aussi très drôles, qui sont colorés à fond, on dirait qu’ils sont tagués, ils n’ont pas une seule vitre, ni même un pare brise, mais tout va bien, c’est normal, on est au Sénégal. Tiens c’est comme notre taxi, là, la portière elle tient par miracle, même pas de poignée et le pare-brise est fissuré de partout que tu te demandes si le chauffeur y voit quelque chose ou si il fait à l’aveugle !!! Ca fait flipper quand t’y pense.

A côté de cet univers il y a l’île de N’Gor. Trois taxis pour y aller, on négocie à 2000 cfa chacun. L’île a une plage paradisiaque et on y va en pirogue ( « pirole » pour Thomas P).








[ lire entrée ] ( sb_view_counter_plural_pre12 lectures )

| 1 | 2 | Suivant> Dernier>>