Les gars d’Energy Assistance 
Que ce soit de Hugues, Yoann, Bouba ou Gégé, ils ont tous appris d’eux. Impressionnés d’abord par les réunions de chantier, le matin, le soir, et les briefings entre deux : quand il y a du pro, il y a du pro !! Enthousiasmés par leur professionnalisme, par leur souci de transmettre leur savoir faire, par la fermeté de leur encadrement et leur compréhension face aux manques des jeunes, par leur façon de mettre à la fois de la bonne humeur et de l’exigence dans le travail. Entre les chansonnettes de Yoann, les blagues huguestes, « les p’tits loups » de Bouba et les silences de connivence de Gégé, les jeunes se sont donnés à fond. Ils ont écouté, appliqué les conseils, défait et refait ce qu’il y avait à défaire et refaire sans tiquer. Ils se sont pris de petites soufflantes, mais « justifiées » comme ils disent. Ils se sont entraidés, ils ont changé tous les jours de binôme en fonction des besoins et des décisions des chefs. Ils ont aimé le cours de Yoann sur les panneaux photovoltaïques. Il faut connaitre ce que l’on installe et pourquoi ce type de matériel ici. Ils ont apprécié le rappel des règles de sécurité, les explications sur les méthodes. Ils ont retenu les petites astuces techniques que l’un ou l’autre leur donnait, pour faire mieux et plus vite et plus propre. Avec eux le temps est passé très vite au boulot, et encore plus vite après le chantier. Tout s’est passé dans l’échange. Même avec Monsieur Mekki. Entre ce qui se passe sur un chantier réel et ce qui se passe à l’atelier, ça n’a rien à voir. « Il est un vrai technicien notre prof ! ». « Il assure, comme les gars d’Energy Assistance. Sauf que lui, en plus, c’est notre prof ».
Que du bonheur !!


Le bonheur au travail
Dans notre mission au Cambodge on a eu quelques réflexions des techniciens d’Energy Assistance sur lesquelles nos élèves ont eu à réfléchir. Pour cette mission ci, c’est Hugues qui a fait réfléchir les jeunes. Un soir, après avoir rangé le matériel, fait le point sur la journée, sur l’avancement des chantiers, sur les soucis rencontrés, le chef Hugues les interpelle sur la notion du bonheur au travail…rien que ça.
Maintenant que leur part de boulot est terminé, que l’on est dans la deuxième phase du séjour, la découverte de Madagascar, je leur pose la question : « vous rappelez vous ce que Hugues vous a dit à propos du bonheur au travail ? »Rien que pour savoir ce qu’ils avaient retenu. Réponse : « Bin oui, évidemment. Et Luis enchaîne, il a dit : « Il y a entre 60 et 70 000heures de votre vie que vous passez au travail. Ca c’est fait, ça c’est un truc qui vous colle bien. C’est sûr qu’on a plutôt intérêt à être heureux au boulot quand tu sais ça ». « Après il nous a demandé si on avait une idée de ce qu’il fallait pour être heureux au travail. Comme personne ne savait : Il nous a dit « Les gars il y a trois choses :
La première : Il faut se plaire au travail. Il faut aimer ce que l’on fait, faire quelque chose qui nous plait. Parce que vu le temps que vous allez passer au boulot il vaut mieux.
La deuxième : Il faut s’appliquer dans son travail, et il faut le faire à 100%, parce que si on rate et qu’on n’a pas donné son maximum, on est dégoûté. Il faut donner le maximum de soi même pour ne pas regretter. Il n’y a que si on fait son maximum et dans ce en quoi on est bon, qu’on est heureux. Et si on a fait le maximum mais qu’on se loupe, c’est pas grave.
La troisième : Il faut le faire pour le bien des autres, pour être utile aux autres. Parce que rester dans son coin ce n’est pas bon, ne le faire que pour soi, ça n’apporte pas grand-chose». En gros voilà ce qu’il a dit madame.
« Et c’est pour ça que toute ma vie, je me rappellerai de Hugues » finit Luis, mi- sérieux, mi-rieur.



























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